Notre santé est une priorité. Les données scientifiques montrent que seulement 10-15% de notre santé dépend du système de soins, l'essentiel étant déterminé par nos conditions de vie, nos comportements et notre environnement. La santé n'est donc pas une question individuelle mais un enjeu de sécurité et de résilience dans un monde confronté à des crises multiples. On constate 13 ans d'écart d'espérance de vie selon ses revenus. Deux Français sur trois ont renoncé à un soin en 2025*.
La prévention
première politique de santé publique. Une euro investi dans la prévention permet une économie de 7 à 8 euros dans les soins.
S-1 La prévention représente seulement 2,3% du budget santé. La prévention doit représenter 7% du budget de la santé.
S-2 Une alimentation saine et durable accessible à tous permet de réduire les maladies cardiovasculaires et les diabètes, d'améliorer la santé intestinale et le microbiote. Le changement de modèle agricole permet de diminuer les maladies des agriculteurs liées à l’usage de produits phytosanitaires. ( cf Alimentation mesure A-6,)
S-3 Les sécurités sociales du logement et de l'énergie réduisent les maladies liées au mal logement, améliorent le sommeil et la santé mentale.(cf Logement mesure L-4, cf Energie mesure En-1)
Un maillage territorial densifié
S-4 Déploiement partout sur le territoire, d'une maison de santé pour 20 000 habitants (soit 3 500 centres y compris en outre mer).
S-5 Ces maisons de santé rassemblent des équipes pluriprofessionnelles salariées (médecins, infirmier.e.s, médiateur.ices...).
S-6 Les médiateurs sont des professionnels de santé, formés et rémunérés qui assurent le suivi quotidien des populations, orchestrent les politiques de prévention et sont associés, dans les écoles à l'éducation à la santé.
S-7 Affectation géographique des médecins soient affectés géographiquement pour les 3 ou 5 premières années de leur carrière, comme les enseignants.
S-8 Horaires élargis et permanence des soins.
Plan de sauvetage de l'hôpital public
Notre système de soins est en crise. 130 services d'urgence sont en difficulté, 60 000 postes de soignants restent vacants.
S-9 Ratios soignant/patient.e. adaptés aux besoins (recrutement de 100 000 professionnels)
S-10 Fin de la Tarification à l'acte. Le financement est aussi sur la qualité des soins
S-11 Revalorisation salariale pour tous les métiers du soin en moyenne de 20%
S-12 Gouvernance impliquant soignant.e.s et usagers
S-13 Augmentation du nombre de médecins en formation en augmentant le numerus apertus (+30% sur 5 ans)
S-14 Formation de 10 000 infirmiers en pratique avancée d'ici 2030
S-15 Création de nouveaux métiers à la médiation et à la coordination
S-16 Formation continue garantie (10% du temps de travail)
Sécurité sanitaire
S-17 Création d'un pôle public du médicament
S-18 Relocalisation de 80% de la production des médicaments essentiels (Interroger la capacité des entreprises privées de l’industrie pharmaceutique à assurer la sécurité sanitaire de la population française, notamment en interdisant les exportations tant que les besoins nationaux ne sont pas satisfaits, et décider de l’opportunité soit de réglementer le marché, soit de nationaliser ces entreprises)
S-19 Triplement du budget pour la recherche publique en santé
S-20 Constitution de stocks stratégiques pour 6 mois
S-21 Coordination européenne pour l'autonomie sanitaire
Plan national santé mentale
Il y a urgence à rebâtir un système de soin dédié à la santé mentale. On estime que 13 millions de Français sont concernés dont 2 millions de jeunes qui restent sans suivi adapté.
S-22 Prévention et détection précoce
S-23 Une maison de santé mentale pour 50 000 habitants (1000 structures en France)
S-24 Équipes mobiles psychiatrie-précarité renforcées
S-25 Psychologues dans tous les établissements scolaires
S-26 Garantir un délai maximum de 15 jours pour un premier rendez-vous en CMP.
S-27 Approches alternatives à l'hospitalisation et psychiatrie communautaire
S-28 Soutien à la recherche en santé mentale
Programme autonomie et grand âge
S-29 Adaptation du modèle Buurtzorg* aux Pays-Bas : former des équipes autonomes de 12 soignants responsables d'un territoire pour les soins à domicile.
*source : https://blog.wello.fr/modele-buurtzorg
S-30 Statut et formation des 11 millions d'aidants
S-31 Ratio minimum d'1 soignant pour 3 résidents en EHPAD
S-32 Plan de prévention de la perte d'autonomie
Santé au travail
S-33 Doublement des effectifs de médecine du travail
S-34 Un médecin du travail pour 2500 salariés maximum
S-35 Prévention renforcée des risques psychosociaux
S-36 Inspection du travail renforcée (+2000 postes).