Nous avons besoin de retrouver sécurité, sérénité et espoir

Jamais l'avenir n'a semblé aussi inquiétant, incertain. 

C'est pourquoi nous avons formé un groupe de citoyens engagés et nous travaillons depuis plus deux ans, avec l'aide de nombreux experts, à l'élaboration d'un projet politique et à un programme que nous voulons soumettre aux Françaises et aux Français en 2027, pour les prochaines élections présidentielles. 

Nous avons décidé de consacrer notre projet et nos propositions à la sécurité. Notre sécurité collective, dans toutes ses dimensions.

En avril 2027, nous serons appelés à voter pour les élections présidentielles. D'ici là, nous allons nous indigner, nous désoler. Nous allons regarder les partis se déchirer, les candidats se neutraliser les uns les autres et les vrais enjeux totalement échapper au débat public. Nous irons peut-être mettre un bulletin dans l'urne avec résignation et au lendemain du deuxième tour, nous pleurerons sur la démocratie, sur le présent, sur la planète et sur l'avenir…

Comment éviter le pire ? Nous partageons tous un grand sentiment d'insécurité. Nous avons conscience de la cohorte de menaces qui nous guettent et des crises qui sont déjà engagées.

La pauvreté et la précarité n'en finissent pas de s'accroître. Le nombre de Français en précarité alimentaire et/ou énergétique approche les 10 millions. Le chômage repart à la hausse. Les économies européennes s'essoufflent. La finance mondiale et l'économie libérale vivent sous perfusion… La France, dans son ensemble, est toujours plus vulnérable face aux tensions géopolitiques qui peuvent, à chaque instant, menacer ses approvisionnements en énergie, en ressources, en métaux. Alors que certaines démocraties vacillent, rebattant les cartes de l'ordre mondial que nous connaissons depuis l'après-guerre… 


Dans le même temps, en France, 6 000 communes font l’objet chaque année d’une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle. 18 millions de Français habitent dans des zones susceptibles d’être inondées par un débordement de cours d’eau. 1,5 million de Français sont exposés aux submersions marines. Près de 6 900 communes sont exposées au risque feu de forêt. 54 % de l’habitat individuel -10,4 millions de maisons individuelles- sont exposées au retrait-gonflement des argiles. En 2024, il y a eu quinze épisodes de vent soufflant à plus de 150 km/h, 23 épisodes de pluie extrême et au moins six inondations majeures et deux méga tempêtes touchant plus de 550 000 personnes. Un méga feu dans les Corbières et un autre aux portes de Marseille. Des centaines de communes ont été privées d'eau pendant les dernières sécheresses. Les Pyrénées orientales sont à sec. Les rendements agricoles stagnent ou baissent.

Pour nous mettre en sécurité, nous avons construit un projet politique, économique et social, juste, résilient et démocratique. Ce projet s'appuie sur la science et l'examen du réel. Nous avons puisé dans ce que produisent les scientifiques, les chercheurs et les penseurs de la résilience et nous nous inspirons des initiatives locales qui ont déjà mis en place sur leur territoire des politiques de transition efficiente et robuste dont les effets et les résultats sont mesurables. En nous appuyant sur les bonnes pratiques de territoires, des collectifs citoyens, les expérimentations locales, nous avons cherché à imaginer un système politique national de mise en sécurité des Français. Notre programme est orienté vers la régénération environnementale, la solidarité et l'entraide, la gestion partagée des communs, la lutte contre toutes les formes de domination, de discrimination, d'oppression et de racisme…  Il cherche la résilience territoriale et interterritoriale face aux risques majeurs qui pèsent sur l'avenir de la société française. Il vise à transformer le pays à partir des quartiers, des cités, des hameaux, des villes et des villages et à travailler aux liens et aux convergences ville-campagne... au service de l'intérêt général et de la sécurité de tous.


Plus un système est étendu et distendu, moins il est solide. Plus il est compliqué, moins il est résilient. C'est pourquoi nous avons imaginé une nouvelle organisation démocratique en réduisant les échelles de décision et en confiant, pour une part importante, aux assemblées démocratiques locales, le soin de décider pour elles-mêmes. La convention citoyenne pour le climat représente l'exemple le plus éclatant de la capacité de citoyens formés à devenir les meilleurs agents du changement politique. ​A condition de tenir compte des résultats du travail collectif. 

Dans notre projet, l'Etat fixe le cap et assure la coordination, les péréquations et la cohérence d'ensemble, la fluidité des échanges et du partage entre les différents territoires.

—---------------------------------------

Les propositions que nous avançons s'émancipent totalement des partis politiques traditionnels focalisés avant tout sur leur propre fonctionnement et non sur l'intérêt commun.


Notre projet est un commun. Plan A a pour vocation de porter des idées et non des ambitions personnelles. Il pourra s'allier à n’importe quel autre collectif portant le même combat, celui d'une bascule démocratique, sociale et environnementale. 


Etat des lieux 

- Dans un pays dont le charisme ne suffit plus à peser sur la marche du monde, dans un monde en tension maximale, face aux réalités et aux perspectives de guerres à court terme ;

- Confronté aux risques, identifiés il y a 50 ans, devenus des certitudes aujourd’hui, en termes de ressources, de climat, de biodiversité ;

- Devant la méfiance, voire l'hostilité, des Français face au personnel politique qui fait chaque jour la preuve de son incapacité à s'emparer des enjeux, à représenter les citoyens et à défendre l'intérêt général ;

- Devant la montée des extrêmes droites dans le monde avec le cortège de souffrances qui les accompagne ;

- Face à un sentiment général d’impuissance couplé à une perte de sens, un épuisement face à des vies stressantes ;

- Constatant néanmoins un appétit important pour la participation démocratique, des sociétés ouvertes et tolérantes, l'expression de majorités qui aspirent à un autre modèle de société ;

- Appréciant les expérimentations de nouvelles manières de vivre, partout, à petites échelles.



Nous prenons acte du cadre dans lequel pourrait se déployer un nouveau projet de société.



Contexte 

Le monde physique est celui des molécules, des chiffres et des masses, le monde des lois qui régissent l’interaction entre chaque élément physique de notre planète.

Le monde abstrait est celui de la pensée humaine. Constituée d’analyses, d’observations, de croyances, de conventions et d’espoirs. C’est la manière dont les humains décrivent le monde physique et cherchent à le mettre à leur service.

Aborder la politique à travers cette dichotomie permet de rappeler à chaque instant ce qui dépend de nous et ce à quoi nous sommes soumis. Nous sommes libres de proposer de nouvelles manières de penser les choses, mais la réalité physique ne dépend pas de notre volonté. 



Monde physique 

  • Raréfaction des matières premières nécessaires à la croissance économique d’une part et à la mise en place de solutions technologiques pour parer aux effets du dérèglement climatique (à supposer qu'elles existent),

  • Impossibilité de fournir à 8 milliards d'humains une quantité suffisante d’énergie pour bénéficier d'un mode de vie identique au nôtre,

  • Non substituabilité  des énergies et des ressources

  • Paradoxe entre le risque de pénurie d’énergie fossile d’un côté, et le danger de brûler tous les stocks existants ce qui entraînerait un dérèglement majeur du climat.

  • Dérèglement climatique et son cortège d'événements météo extrêmes…

  • Effondrement de la biodiversité,

  • Appauvrissement des sols sur une partie de la planète,

  • Disparition des grandes forêts, des coraux…

  • Altération du cycle de l'eau et pénurie en eau,

  • Acidification des océans et montée du niveau de la mer,

  • Pollutions de l'air, des sols et de l'eau douce…



Monde abstrait 

  • Affaiblissement des démocraties représentatives partout et désengagement citoyen de la chose publique,

  • Guerre explicite des autocraties contre les démocraties avec l’héritage post-colonial en argument et en effet boomerang (sud global),

  • Durcissement des politiques ultra libérales et dorénavant libertarienne voire illibérale avec pour choix implicite d’utiliser une majorité de la population en amortisseur de crises pour préserver la minorité de privilégiés,

  • Interdépendances instaurées par la mondialisation économique dont la clef de voûte est la dépendance au pétrole,

  • Durcissements des politiques, agressions, tensions et offensives qui constituent les prémices d'une nouvelle guerre mondiale peut-être déjà en cours même s’il est difficile de définir exactement quand, où et comment elle aurait commencé,

  • Acceptation progressive de l’inacceptable : massacres, bombardements, augmentation de la pauvreté, morts de migrants en Méditerranée, catastrophes climatiques, territoires devenant inhabitables… 

  • Absence de réponses dédiées aux problématiques écologiques,

  • Tentative de faire converger le concept d’adaptation avec celui d’acceptation. Ex : le plan du gouvernement français : "Vivre à +4° C de réchauffement climatique."

  • Modèle social et économique de prédation qui fonde le système économique global.

  • Difficile réconciliation des problématiques de court terme et des problématiques de moyen et long terme (fin du mois/fin du monde)

  • Impossible dialogue entre les pays au sujet des limites imposées par le monde physique.



Nous voulons

Prendre acte de l’urgence sur tous les plans 

  • Urgence internationale. Héritage post-colonial non géré, luttes pour les matières premières et l’énergie, ambitions impérialistes. La compétition de tous contre tous sont les valeurs mondiales suprêmes. 

  • Urgence démocratique. Montée des régimes autoritaires partout dans le monde, abstention généralisée, violences d'État. Entre le carbo-fascisme américain, l'ambition techno-fasciste, le capitalisme d'État autocratique russe et chinois et le capitalisme féodal porté par l'extrême droite française, la démocratie revivifiée est la voie possible d'émancipation pour les citoyens. 

  • Urgence économique et sociale. Notre modèle économique est délétère et son extinction inévitable se fera à un coût social d’autant plus violent qu’elle ne sera pas accompagné,

  • Urgence écologique, pollutions, dérèglement climatique et effondrement de la biodiversité.



Prendre acte des asymétries d’intérêts avec bienveillance

  • Concept de décroissance inaudible pour celles et ceux qui n’ont jamais pu obtenir et/ou conserver les minima en France et partout sur la planète. Tout aussi inacceptable pour celles et ceux qui ont prospéré de manière exponentielle grâce à la croissance. 

  • En France, le pourcentage de la population sous le seuil de pauvreté est passé de 10 à 14% pendant que la fortune de Bernard Arnaud augmentait de 111% (augmentant de près de 90 milliards).

  • Baisse des émissions de C02 (et donc d’utilisation des énergies fossiles) inacceptable pour les pays du Sud qui assurent aujourd’hui, grâce aux énergies fossiles, le développement indispensable à leur population,

  • Modèle démocratique inacceptable pour une partie du monde qui le considère comme le dernier avatar des ambitions coloniales de l’Occident,

  • Ressentiments historiques après la période hégémonique Européenne puis Américaine d’une partie des états du monde soumis depuis des siècles et qui veulent aujourd’hui faire basculer le rapport de force en leur faveur.



Mesurer la dépendance française à l’Europe et au monde

  • Dette publique de 3 150 milliards d’euros. En 2022, elle était détenue à 42% par des non européens, à 23% par des Européens non Français et à 35% par des Français. 

  • Impossibilité d’assurer une stabilité financière en dehors de l’euro (aucune forme de « francs» ne peut résister au déséquilibre de la balance),

  • 40% du capital des entreprises françaises (CAC 40) est détenu par des non résidents,

  • Le PIB français, en 7eme position mondiale, représente 3,1% de l’économie mondiale et ne permet donc pas de peser seul. 

  • près de 30% de la consommation alimentaire est importée (doublement depuis 2000)

  • Pétrole et gaz sont importés, dépendance totale,

  • Nucléaire entièrement dépendant des importations

  • 39% des médicaments sont importés

  • La quasi totalité de nos produits du quotidien sont importés

  • Pratiquement aucune production française n'est totalement souveraine. Nous importons des matières premières, des éléments intermédiaires pour la production, des machines pour usiner, tous les microprocesseurs…

  • Le déficit commercial de la France en 2024 est de 81 milliards d’euros,




Forts de ces constats, nous avons organisé notre travail programmatique autour de la sécurité, de la résilience et de la démocratie.

Nous proposons des mesures structurantes dont l’effet doit agir simultanément sur tous les autres aspects de notre projet. 




Nous proposons une nouvelle organisation démocratique, sociale et économique qui 

  • Rende sa voix à chacun et lutte contre l’abstention

  • Fait confiance

  • Encourage le débat en multipliant les assemblée citoyennes et permet d’aborder les grands sujets structurant en associant experts et citoyens sur le mode de l'organisation de la Convention citoyenne pour le climat, pour faire émerger des solutions et des consensus,

  • Soutient et favorise les initiatives citoyennes,

  • Décentralise les pouvoirs, l’organisation, 

  • Donne à tous les territoires la possibilité de faire émerger des innovations politiques, techniques, sociales, économiques…

  • Permet d'essayer, ensemble, des voies nouvelles, inspirées par celles déjà imaginées et expérimentées par des collectifs locaux,

  • Renoue avec le « plaisir de faire ensemble » et la « tendresse sociale » comme une des réponses aux différents dérèglements,

  • Nous amène à trouver notre juste place sur la planète, sans négliger notre intérêt, mais sans y sacrifier celui des autres -entre citoyens de la France et ceux des autres pays, ou entre les humains et le reste du vivant-,

  • Ne promet pas des lendemains qui chantent, mais des lendemains que nous aurons choisis ensemble.

Suivez-nous pour plus de contenus