Garantir notre sécurité technologique

Nous considérons que la technologie est devenue un enjeu de sécurité nationale et internationale. L’utilisation de l’IA pendant le conflit israelo-palestinien, le conflit americano-iranien comme la nomination de Musk au gouvernement de Trump démontrent un changement de modèle de relations entre les pays par son utilisation. L’utilisation des réseaux sociaux pour perturber les démocraties par le gouvernement Russe (élections US, élections en Roumanie, élections françaises, Cambridge Analytica) trace les frontières d’une nouvelle forme de guerre aussi dangereuse que la guerre conventionnelle. 

La prise en compte de la question technologique est un impératif : le rapport du GIEC définit les politiques à mener pour éviter un réchauffement catastrophique de notre planète, intégrant nécessairement des mesures technologiques d’atténuation.

La “Technologie” est donc devenue un nouveau sujet de politique général d’importance aussi élevée que la politique économique. 

Assurer la soutenabilité technologique : conditionner les innovations à leur compatibilité avec les limites planétaires

  • T-1 Création d’un indice de soutenabilité technologique permettant d’évaluer l’impact écologique de chaque nouvelle technologie mise sur le marché, incluant des critères sur l’utilisation des ressources, les émissions de CO2, la durée de vie des produits et la réparabilité.

  • T-2 Adoption et mise en place progressive d’un principe de sobriété technologique dans les marchés publics : toute technologie utilisée par l’État devrait démontrer qu’elle ne contribue pas à l’épuisement des ressources critiques (eau, métaux rares, énergie) et qu’elle respecte les principes de l’économie circulaire.

  • T-3 Interdiction des produits à obsolescence programmée et obligation de réparabilité : les fabricants devront fournir des pièces détachées et des manuels de réparation, avec des pénalités pour les produits non réparables. Renforcement de la réglementation pour éviter l'obsolescence via des incitations fiscales pour la durabilité.

  • T-4 Soutien aux filières de recyclage avancé et d’économie circulaire appliqué aux technologies critiques (recyclage des batteries, récupération des métaux rares, réemploi des composants électroniques), en augmentant les investissements dans les technologies de recyclage et la R&D dans ce domaine.

  • T-5 Mise en place d’une politique de soutien à la R&D low-tech : financement de recherches dans les solutions low-tech adaptées aux contraintes climatiques et aux pénuries de ressources, intégration dans les bâtiments et services publics pour réduire l'empreinte écologique. Aussi dans la transport (Transport fluvial low tech. Dérive. Descente par gravité. Chemin de halage. Marine marchande à voile. Dirigeable…

Assurer la souveraineté et la résilience technologique

  • T-6 Renforcer la cybersécurité des infrastructures critiques : création d’une agence nationale dédiée à la protection des réseaux électriques, systèmes d’information gouvernementaux, infrastructures de santé, etc., contre les cyberattaques, avec une coordination renforcée entre secteurs publics et privés.

  • T-7 Établir un plan national de résilience énergétique et numérique, en incluant des mesures spécifiques pour faire face aux vagues de chaleur, inondations, ainsi qu’aux attaques numériques pouvant perturber les services critiques, en intégrant des solutions énergétiques décentralisées et résilientes.

  • T-8 Diversifier les sources d'approvisionnement en matières premières stratégiques : soutenir la mise en place de filières françaises ou européennes de recyclage des matériaux critiques comme les terres rares et les composants électroniques, avec des incitations fiscales et des partenariats publics-privés pour établir des circuits courts.

  • T-9 Création d’une plateforme de lutte contre la désinformation interinstitutionnelle réunissant services de renseignement, chercheurs, journalistes et opérateurs de réseaux sociaux pour protéger les processus électoraux, éviter les manipulations extérieures, et favoriser la circulation d’informations vérifiées.

  • T-10 Adapter les infrastructures numériques et énergétiques au climat de demain : obligation pour les opérateurs de réseaux électriques et numériques d’élaborer des plans de résilience climatique, incluant des scénarios de canicules extrêmes, d’inondations et de pénuries d’eau, et de s’assurer de la robustesse de leurs infrastructures face aux événements climatiques extrêmes.

Anticiper les risques émergents et repenser la place des technologies dans la société 

  • T-11 Organiser des conventions citoyennes sur la technologie, chargées d’inclure la société dans les choix technologiques majeurs, en assurant une représentativité et en intégrant les préoccupations écologiques et éthiques.

  • T-12 Créer un observatoire des risques technologiques et environnementaux, surveillant les tendances à long terme en matière de technologies émergentes et leurs implications socioenvironnementales. Ex : risques biophysiques liés à la géo-ingénierie, risques sanitaires et neurocognitifs liés à l’usage de l’IA générative… 

  • T-13 Élaborer un cadre législatif de convention citoyenne systématique sur les choix technologiques afin de garantir une approche démocratique et inclusive dans les décisions politiques.

  • T-14 Soutenir la recherche sur les risques sociopolitiques et environnementaux de la géo-ingénierie : financer des études sur les implications de la géoingénierie, notamment sur les risques pour la biodiversité, les impacts climatiques à long terme, et les implications géopolitiques de ces technologies.

  • T-15 Interdire toute expérimentation de géo-ingénierie solaire sur le territoire français 

  • T-16 Appeler, sur la scène internationale, pour un moratoire interdisant toute expérimentation de géo-ingénierie solaire

  • T-17 Interdire les projets de capture directe du carbone (DAC) et de capture et stockage du carbone (CCS) lorsqu’ils servent à compenser les émissions des industries fossiles et encadrer les expérimentations en cours. Ces technologies ne doivent être autorisées que lorsque leur mise en œuvre entraîne une véritable réduction nette des émissions de CO2, et non comme une solution pour prolonger la vie des industries polluantes.

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